Les commerces non essentiels rouvraient leurs portes au public ce mardi. Malgré le mauvais temps, les clients étaient au rendez-vous. A Bruxelles, la rue Neuve a retrouvé son agitation habituelle, comme l'a observé Vanessa, du magasin Lush. "Nous sommes restés ouverts durant ce deuxième confinement car nous étions considérés comme un magasin essentiel, mais malgré tout on sent vraiment la différence ce mardi. Ces dernières semaines, nous étions deux en magasin : aujourd'hui, nous étions cinq", explique-t-elle.

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Les clichés pris dans les grandes rues commerçantes confirment au premier regard l'impression des acteurs du secteur. Mais cette recrudescence de la fréquentation se fait sous l'oeil vigilant des autorités. "On sent la différence par rapport à avant le confinement. La police est présente un peu partout, et elle vérifie que les clients respectent les mesures : port du masque, faire ses courses seul, etc. Même les stewards des magasins contrôlent régulièrement les files d'attente", continue Vanessa. "Le Primark se trouve juste en face de notre magasin. D'habitude, les files s'étirent à travers la rue. Ici, ils essaient vraiment de mieux les contrôler."

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Une présence qu'apprécie la commerçante. "Certains clients ne comprennent pas que nous croisons énormément de gens sur une journée, et ne respectent pas toujours les règles. Ici, avec les contrôles, nous avons moins de problèmes et nous pouvons vraiment nous concentrer sur notre clientèle."

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Malgré tout, la fréquentation reste inférieure à celle observée lors des précédentes périodes de soldes. "L'activité reprend, les clients sont au rendez-vous, mais le flux n'est pas aussi important que les autres années au moment des soldes", confie Vanessa.

"Les Belges ont attendu la réouverture pour faire leurs achats"

Dans un communiqué, Comeos confirme également le retour sans encombre des clients, même dans les grandes villes comme Bruxelles ou Anvers. "Tout se déroule dans le respect des règles de sécurité, que ce soit au niveau des clients ou du personnel. Nous n'avons été informé d'aucun problème", a annoncé Hans Cardyn, porte-parole de Comeos, à l'issue des premiers coups de sonde effectués par fédération du commerce.

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Après quatre semaines sans activité, la reprise pour les magasins non essentiels s'accompagne de mesures très strictes : port du masque, chaque client doit venir seul, et sa présence est limitée à 30 minutes par magasin. Chaque enseigne ne peut également accueillir qu'un nombre limité de clients de simultanément.  

Selon Comeos, près de 40.000 magasins sont concernés par la réouverture de ce 2 décembre. A l'approche des fêtes de fin d'année, la fédération avait milité pour cette réouverture afin d'étaler les achats et ainsi faciliter le respect des règles sanitaires. Une demande qui semble donc avoir été entendue. La fédération du commerce a également noté une légère hausse du prix moyen des achats par client. "Ce qui indique que les Belges ont attendu la réouverture pour effectuer leurs achats", ajoute-t-il.