Les coiffeurs ont cependant échappé à des conditions encore plus strictes, qui avaient été évoquées auparavant : un seul client pour tout le salon, maximum 30 minutes par client, masques FFP2, obligation de tester le personnel chaque semaine. Toutes ces mesures très strictes, "intenables" selon le président de la Fédération belge des coiffeurs, n’ont finalement pas été retenues. Par rapport aux conditions de reprise précédentes, le gouvernement a ajouté une obligation de ventilation. Qui peut être allégée si le salon est muni d’un détecteur de CO, qui permet de vérifier si la qualité de l’air est satisfaisante. Pas de quoi effrayer les professionnels du secteur…

"Je suis très contente, les contraintes annoncées sont réalisables, nous explique Brigitte Caussin, propriétaire de deux salons (Imagin’Hair). Il n’est plus question de testing chaque semaine, de maximum 30 minutes par client, d’un seul client par salon. L’aération continue pourrait cependant poser problème. Il faut savoir que les produits chimiques sont efficaces si la chaleur du cuir chevelu des clients est suffisante. S’il fait froid, ces produits pourraient être inopérants. Pour remédier à ça, et ne pas laisser les fenêtres trop longtemps ouvertes, il est possible d’installer un détecteur de CO qui vérifie la qualité de l’air. J’espère que les magasins ne seront pas en rupture de stock face à cette demande qui risque d’affluer."

Brigitte Caussin estime qu’il était important de rouvrir, notamment d’un point de vue financier. "Au mois de décembre, les frais de ma société se sont élevés à 42 000 euros en loyers, pécules de vacances de mes employés, assurances, explique-t-elle. Pour la deuxième période de fermeture, je n’ai encore reçu que 1 500 euros d’aide de la part de la Région bruxelloise."

Les autres professions de contact attendent

Les autres professions de contact seront autorisées à rouvrir le 1er mars. Citons les salons de beauté, de massage, d’onglerie… David Clarinval (MR), le ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, a déclaré au micro de la RTBF qu’il s’agissait d’une date de reprise "ferme". "À moins évidemment d’une flambée de cas", a-t-il précisé.L.Lam.