Le recul de 22% des dividendes "représente aisément la plus lourde chute trimestrielle depuis la crise financière mondiale", détaille ce rapport de la société de gestion Janus Henderson Investors, qui précise que "plus de la moitié" des entreprises "les ont purement et simplement supprimés".

La baisse de l'activité économique a fortement touché les entreprises cotées en Bourse, qui ont vu leurs bénéfices s'effondrer. La situation s'est répercutée dans le versement des dividendes, "radicalement touchés" par la crise, explique la société de gestion.

Les dividendes mondiaux ont chuté de 108,1 milliards de dollars pour s'établir à 382,2 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre.

"2020 est appelée à être la pire année depuis au moins la crise financière mondiale", prévoit le gestionnaire d'actifs, qui n'a pas connu pareille dégringolade depuis le lancement de son rapport en 2009.

La chute est inégale selon les régions du monde et les secteurs. En Europe et au Royaume-Uni, les dividendes ont chuté de 45% et de 54%.

A l'inverse, les entreprises canadiennes, suisses et japonaises ont le moins diminué leurs versements.

Sans surprise, les secteurs les plus touchés par la crise ont aussi été ceux qui ont le plus rogné sur les dividendes, notamment "la finance" et ceux de "la consommation cyclique". A l'inverse, les entreprises dans la santé et la communication ont davantage maintenu ces rémunérations.

Sur l'ensemble de l'année 2020, Janus Henderson Investors prévoit une baisse de 17% à 23% des dividendes mondiaux. Ils devraient tout de même représenter un montant global de 1.100 milliards à 1.180 milliards de dollars.

Janus Henderson analyse les dividendes versés à date par les 1.200 plus grandes entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière.