Présentées mardi dans un communiqué, ces normes ont été développées par les sociétés Deloitte, Ernst & Young, KPMG et PwC sous la houlette du Forum économique mondial.

Il n'existe jusqu'à présent pas de réel standard universel sur la façon de mesurer et de rendre compte des performances des entreprises sur les critères ESG, contrairement aux normes de comptabilité financière, très codifiées, utilisées par les entreprises cotées à chaque fois qu'elles publient leurs résultats trimestriels.

Ce manque de règles communes a souvent conduit à la diffusion de données à géométrie variable sur les sujets ESG, permettant aux entreprises de mettre en avant certaines actions et de reléguer au second plan leurs lacunes dans d'autres domaines.

Et ce alors même que les investisseurs placent de plus en plus d'argent dans des fonds dits "ESG", sans toujours savoir à quoi correspondent exactement leurs critères.

Les nouvelles normes pourront "apporter de la clarté aux investisseurs et aux autres parties prenantes et garantir que le capital est utilisé pour faire progresser les Objectifs de développement durables" des Nations unies, a estimé Brian Moynihan, patron de Bank of America et président du Conseil international des affaires du Forum économique mondial.

Elles sont publiées à un moment "crucial", estime le Forum.

"Les troubles sociaux, les inégalités économiques et l'injustice raciale exacerbés par la pandémie de COVID-19 ont accéléré la demande des entreprises, des gouvernements, des organismes de régulation et des ONG pour un système complet et reconnu par tous", souligne l'organisation dans le communiqué.

Les nouveaux critères sont organisés autour des thèmes de la gouvernance, de la planète (émissions de gaz à effet de serre, utilisation de la terre et de l'eau), des personnes (diversité, écarts salariaux, sécurité) et de la prospérité (création de richesses et d'emplois pour les communautés, impôts payés, dépenses de recherche et développement).

Ils ont été développés sur la base de normes déjà existantes, avec l'espoir d'accélérer la convergence des critères utilisés actuellement par les principales sociétés spécialisées dans ce domaine.

Rien ne garantit leur adoption mais c'est la première fois que les géants de l'audit développent ensemble une telle initiative.