Non, tous doivent fermer. A l’origine de cette dichotomie, un terme dans le formulaire FAQ en néerlandais qui ne se retrouve pas dans celui en français.

"On est noyé d’appels téléphoniques de salons de beauté, confirme Mario Blokken, le président du secteur des soins personnels pour le Conseil supérieur des indépendants et des PME. Cinq cents hier, déjà 320 aujourd’hui. C’est du grand n’importe quoi. J’ai contacté les services de nombre de ministres, mais rien ne change. Et aujourd’hui, des salons de beauté en Flandre ont décidé de rouvrir leur porte."

A l’origine, une erreur dans le formulaire FAQ du centre de crise en néerlandais où les instituts de beauté sont assimilés aux coiffeurs qui peuvent ouvrir en semaine et sur rendez-vous avec un maximum d’une personne par salon. Or, en français, les deux activités ne sont pas associées. "Il suffit d’enlever un mot, ajoute M. Blokken. Un mot ! Et cela fait 1,5 jour que je le demande."

"Le problème, c’est que les personnes du call center de crise se basent sur ce document pour donner leurs réponses, ajoute-t-il. Cela veut dire qu’aux instituts de beauté francophones, ils répondent qu’il faut fermer. Alors qu’aux instituts de beauté néerlandophones, ils disent qu’ils peuvent ouvrir sous certaines conditions." Ce que certains font déjà…

Précisons donc que non, ils doivent rester fermés.