Les passagers au départ d'un aéroport aux Pays-Bas paieront une taxe de 7,45 euros par billet à partir du 1er janvier, selon une décision du gouvernement néerlandais alors que l'épidémie de coronavirus impacte grandement le secteur de l'aéronautique. Il n'y aura toutefois pas de taxe sur les vols de fret car, selon les études, les compagnies pourraient se déplacer à l'étranger, avec des conséquences majeures pour l'aéroport de Schiphol par exemple. Afin d'atteindre un revenu de 200 millions d'euros, la taxe pour les passagers a été revue à la hausse.

La taxe sera définitivement fixée en décembre sur la base de l'inflation. Elle ne s'appliquera toutefois pas aux passagers en transit.

L'an dernier, neuf Etats membres ont appelé la Commission européenne à ouvrir le débat sur taxation du secteur aérien, dont les Pays-Bas, fer de lance du questionnement depuis plusieurs mois.

A côté de ses avantages sociétaux et économiques, l'aviation "génère environ 2,5% des émissions mondiales de CO2 et des conséquences négatives telles que le bruit et la pollution atmosphérique", avaient-ils souligné dans une déclaration commune (France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suède, Danemark, Italie et Bulgarie).

Or, le transport aérien est actuellement exempté de droits d'accises, aucune taxe n'est perçue sur les vols internationaux et il n'y a pas de taxe coordonnée sur les billets.

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, la Suède et la Norvège se sont déjà dotés de taxations aériennes.