Les portes des entreprises vont se rouvrir, a décidé le Codeco. Pas grandes ouvertes, mais quand même. À partir du 9 juin, le télétravail restera obligatoire (là où il est possible), mais chaque travailleur aura la possibilité de retourner au travail un jour par semaine. La présence de maximum 20 % des travailleurs sera autorisée simultanément (ou maximum 5 dans les PME de moins de 10 travailleurs). Par ailleurs, le testing sera très fortement recommandé. À partir du 1er juillet, le télétravail ne sera plus obligatoire, mais il restera recommandé, tout comme le testing régulier.

La Fédération des entreprises de Belgique se dit soulagée de ces annonces. Selon la FEB, “les effets négatifs se manifestent sur le terrain, tant du côté des employeurs que de celui des travailleurs : les travailleurs perdent le lien avec l’entreprise et leurs collègues, les exercices de réflexion stratégique sont reportés et il reste difficile de garder les jeunes débutants à bord dans un environnement numérique”. Pour le retour au travail, la FEB appelle le gouvernement à tenir compte des recommandations du Conseil national du travail et du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail.

Pas d’obligation pour le travailleur

Dans cette déclaration, employeurs et syndicats soulignent que le but des moments de retour est de promouvoir le bien-être psychosocial des travailleurs et l’esprit d’équipe ; que le travailleur ne peut être obligé d’y participer ; que l’employeur vérifie si les mesures qu’il a prises sont suffisantes pour qu’ils se déroulent en toute sécurité ; que l’employeur veille à ce que le nombre de travailleurs présents permette l’application des règles sanitaires ; qu’il est préférable d’éviter le covoiturage et les transports publics aux heures de pointe ; etc. Pour les partenaires sociaux, “ces moments de retour pourraient être un premier pas vers un retour progressif et plus systématique au travail, dès que les autorités le jugeront possible”.