Et sans compter l'énergie et l'alimentation, dont les évolutions des prix peuvent être fortes d'un mois sur l'autre, la hausse des prix à la consommation est même la plus forte depuis juin 1992: +3,8%, selon l'indice CPI publié jeudi.

C'en est fini de l'essence peu chère: les prix, qui avaient plongé au printemps dernier lorsque le monde se confinait à cause du Covid-19, laissant la voiture au garage et les avions sur le tarmac, bondissent de 56,2%. Toutefois sur un mois, ils sont en léger recul, de 0,7%.

Par rapport au mois précédent, la hausse de l'indice CPI s'établit à 0,6%, un peu moins forte qu'en avril (+0,8%), mais plus qu'attendu par les analystes qui tablaient sur 0,4%.

Cette inflation a été tirée notamment par l'augmentation des prix des voitures d'occasion (+7,3%), pour lesquelles la demande reste forte puisque beaucoup d'Américains ont profité du télétravail pour quitter les centres-villes. D'autant plus que la production de voitures neuves est fortement ralentie par la pénurie de semi-conducteurs.

Les prix de l'alimentation augmentent eux de 0,4%.

En excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation dite sous-jacente est de 0,7%, moins qu'en avril (+0,9%), mais également plus forte qu'anticipé.

Cette publication était très attendue, tant les inquiétudes liées à l'inflation agitent les marchés.

Le commerce international connaît depuis plusieurs mois d'importantes difficultés, et fait face à des pénuries et goulets d'étranglement qui font grimper les prix.

Or la demande est forte aux Etats-Unis, alimentée par les milliers de milliards de dollars injectés dans l'économie par le gouvernement fédéral.