Selon les résultats d'un "stress test", la Banque centrale euroépéenne (BCE) estime que la situation de liquidité des banques de la zone euro est "globalement confortable", même s’il convient de rester attentif à certaines vulnérabilités.

"Les vulnérabilités détectées nécessitant un suivi prudentiel portent en particulier sur les monnaies étrangères, sur la qualité des données et sur la gestion des garanties", explique la BCE.

Les chocs simulés lors de l’exercice ont été calibrés en tenant compte de l’expérience acquise au cours des récents épisodes de crise, sans référence aux décisions de politique monétaire.

L’analyse était axée sur l’incidence potentielle des chocs sur la liquidité des différentes banques. Elle n’a pas évalué les causes possibles de ces chocs ni l’incidence de perturbations plus vastes des marchés.

"Près de la moitié des 103 banques ayant participé à l’exercice ont déclaré une période de survie de plus de six mois en cas de choc défavorable et de plus de quatre mois en cas de choc extrême", ajoute la BCE.

La "période de survie" correspond au nombre de jours pendant lesquels une banque peut continuer à exercer ses activités avec la trésorerie et les garanties dont elle dispose, sans accès aux marchés de financement.

L’horizon de six mois dépasse la période couverte par le ratio de liquidité à court terme, qui prévoit que les banques doivent détenir une réserve suffisante d’actifs liquides de haute qualité leur permettant de survivre à une période de grave crise de liquidité d’une durée de 30 jours.