Les chiffres de l'industrie montrent que de plus en plus de pilotes se détournent du "privé" pour mener une carrière, plus stable, au sein de compagnies aériennes classiques. Un gros "problème" pour les propriétaires de jets privés qui ne parviennent tout simplement plus à trouver de pilotes.

Il s'agit d'un problème que tout le monde ne rencontre malheureusement pas: il est de plus en plus difficile de trouver un pilote pour son jet privé. C'est du moins ce que rapporte le journal britannique The Independent dans ses colonnes. En effet, les pilotes ont tendance à déserter ce pan de la profession et le quotidien explique qu'il est, selon les chiffres de l'industrie, "peu probable que les 1% puisse trouver quelqu'un pour doter ses jets en personnel", si de nouveaux pilotes ne sont pas formés. 

Le journal basé à Londres avance même qu'il faudrait près 98.000 nouveaux pilotes d'ici à 2038 pour faire face à la demande croissante, soit près de 5000 par an pendant 20 ans. 

Si les pilotes ne montrent plus le même intérêt à tracer les routes aériennes pour les "ultra-riches", ils ne désertent pour autant pas la profession. La plupart des pilotes formés se dirigent vers des carrières classiques au sein de compagnies aériennes - y compris à bas coûts -, où les salaires sont néanmoins plus intéressants que dans le "privé". 

Par ailleurs, outre la motivation financière, la sécurité de l'emploi et les horaires un peu plus fixes, font partie des principales motivations des pilotes délaissant les jets privés pour les A320, 737 et autres avions de ligne.