L'Union des classes moyennes (UCM) a mené une enquête auprès de 363 commerçants. Il en résulte que 65 % des patrons affirment ne pas être certains de pouvoir poursuivre leur activité.

Ainsi, malgré la fin de l'obligation de ne recevoir les clients que sur rendez-vous le 26 avril dernier, 82 % des commerçants belges indiquent vendre moins qu'il y a deux ans. La levée de la restriction n'aurait engendré une hausse notable du chiffre d'affaires que pour 30 % des commerçants.

Près d'un commerçant sur deux a vu ses recettes baisser

Horeca fermé jusqu'au 9 juin, nombre de clients toujours limité, télétravail, vie culturelle ralentie, météo... D'après l'UCM, les facteurs qui expliquent ces constats sont nombreux. Par rapport au printemps 2019, 8 % seulement des commerçants indiquent avoir vu leur chiffre d'affaires augmenter, et 10 % ont pu le maintenir. Près de 45,5 % des répondants estiment en revanche avoir vu leur recettes baisser de 30 % à plus de 50 %.

En outre, près de 40 % des commerçants évaluent le montant de liquidités nécessaires à leur sortie de crise à plus de 10 000 euros. Tous sont donc unanimes pour estimer que la poursuite des aides de la Région et du droit passerelle sont indispensables.

Pour l'UCM, il faudra sans doute attendre le bilan des soldes - du 1er au 31 juillet - et la fin de l'été, pour mesurer les changements d'habitudes des consommateurs, et leur impact sur les entreprises.