Conjoncture

La ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem (MR), a fait adopter, en deuxième lecture, son texte de loi, dont l'objectif est de subsidier de nouvelles capacités de production d'électricité en vue de la sortie du nucléaire prévue en 2025.

Il s'agit d'une législation très attendue par le secteur de l'énergie. Face aux incertitudes quant au respect du calendrier de sortie du nucléaire, les producteurs n'osent pas investir dans de nouvelles centrales à gaz qui risquent d'être non-compétitives face au nucléaire.

Ce mécanisme de subsides vise deux choses: rassurer les investisseurs quant au respect du calendrier de sortie du nucléaire, et accorder des subsides aux centrales à gaz qui ne seraient pas rentables sans ce soutien. Le texte ne vise pas spécifiquement les centrales à gaz, mais toutes les capacités de production (ou de réduction de la consommation de pointe). Mais on sait qu'un besoin de neuf nouvelles centrales à gaz, soit environ 3600 GW a été identifié.

Si le texte de loi de Marie-Christine Marghem a été adopté en deuxième lecture par le Conseil des ministres en affaires courantes, il doit encore recevoir l'avis du Conseil d'Etat et faire l'objet d'un vote au parlement.

Depuis que la N-VA a quitté le navire fédéral, la ministre libérale doit trouver une majorité alternative. A priori, l'opposition, qui milite depuis le début de la législature en faveur de la sortie du nucléaire, ne devrait pas s'opposer à ce texte.