La City de Londres, l'un des quartiers d'affaires les plus puissants au monde, a promis mardi de "se réinventer", en misant sur les start-up, les arts et la flexibilité dans le travail face aux menaces que constitue la pandémie.

Elle dévoile dans un communiqué un plan sur cinq ans qui doit lui permettre de sortir "plus forte" de la crise sanitaire et de maintenir son rang de centre financier international.

La pandémie a porté un coup très rude à la City, qui s'est vidée d'un très grand nombre de salariés en raison du boom du télétravail avec, pour effet, de menacer la pérennité du quartier et de sa vie économique dont les commerces.

De grandes entreprises envisagent désormais de conserver une grande flexibilité des conditions de travail et de réduire les espaces de bureaux, ce qui pourrait avoir des conséquences durables sur la City.

"Juste au moment où Londres fait face à des restrictions plus strictes, il peut sembler étrange de parler de l'avenir, mais il est plus important que jamais de se préparer", déclare Catherine McGuinness, présidente du comité politique de la City of London Corporation.

Elle évoque, outre la pandémie, les défis de "la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et la montée du protectionnisme dans le monde".

Parmi les pistes de travail avancées, la City voudrait créer davantage d'espaces à même d'accueillir des jeunes pousses technologiques et d'accompagner les projets de création d'entreprise.

Une autre idée serait de transformer la manière dont sont utilisés les bureaux, en développement des "espaces hyper flexibles", pour permettre à des PME et à des artistes de revenir dans le centre de la ville.

Sur le plan des transports, il s'agirait de s'adapter aux nouveaux comportements qui poussent les salariés à ne se rendre que quelques jours par semaine au bureau. La City envisage la création d'un abonnement annuel souple.

Enfin, le quartier des affaires entend pousser pour des démarches plus simples pour les étrangers qualifiés qui demandent des visas de travail au Royaume-Uni. La City veut aussi fixer des objectifs pour renforcer la diversité au sein du secteur financier.