La décision des syndicats de ne pas prendre part à la prochaine réunion de concertation sociale relative à l'accord interprofessionnel est "incompréhensible et irresponsable" dans le contexte de grave crise économique, réagissent mardi les organisations patronales. Dans un communiqué commun, FEB, Unizo, UCM et Boerenbond évoquent "une gifle" pour les entrepreneurs qui luttent pour la survie de leur entreprise et le maintien des emplois.

"Quitter la table des négociations avant même que le débat de fond sur les salaires ait réellement commencé est une négation totale du modèle de concertation sociale belge", ajoutent les organisations patronales. Elles appellent les syndicats à reprendre les discussions car "chacun doit prendre ses responsabilités" dans ces circonstances difficiles.

Le Groupe des 10, qui réunit les partenaires sociaux, doit apporter de la stabilité et résoudre les problèmes par la voie du dialogue, soulignent les représentants des employeurs.

Les syndicats ont annoncé qu'ils ne souhaitent plus négocier avec le patronat une norme salariale sur base de la marge de 0,4% calculée par le Conseil central de l'économie. "Il est impossible de négocier des augmentations salariales suffisantes à l'intérieur d'un carcan aussi étriqué", affirment-ils.

Tous les deux ans, les syndicats et les employeurs négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé. Ils le font sur base d'un rapport du Conseil central de l'économie (CCE). Selon ce rapport, les salaires ne pourront augmenter que de 0,4% cette année et l'année prochaine, hors index.