Un conseil des ministres restreint avait lieu ce lundi soir pour aborder la question de l’évolution des salaires ces deux prochaines années, après le constat d’échec des discussions entre partenaires sociaux. Le décor ? Le gouvernement a légèrement changé sa vision par rapport à la note envoyée aux interlocuteurs sociaux la semaine dernière, même si la philosophie de cette note de deux pages est préservée. Il y aurait quand même bien un peu de marge au-delà de la norme de 0,4 % pour 2021-2022 pour les entreprises (et pas les secteurs…) qui ont bien traversé cette crise, alors que la note pouvait laisser penser qu'en cas d'échec des négociations, ce serait 0,4% et rien d'autre. 

Sous quelle forme, cette marge ? Une fois le kern terminé vers 21 h 30, aucune fumée blanche n’en est sortie. Mais “plusieurs pistes” restaient à l’étude, de source gouvernementale  : “de la créativité” restait possible pour cette marge exceptionnelle, ponctuelle, à octroyer aux travailleurs des entreprises épargnées par la crise.

Se donner le temps de trouver “un bon accord”

Le gouvernement a prévu de se revoir cette semaine encore, mais ne souhaite pas s’enfermer dans un calendrier sur cette question de la norme salariale, “pour trouver un bon accord”, même s’il eût sans doute été plus opportun de donner des perspectives concrètes aux syndicats et au patronat, qui avaient jusqu’à nouvel ordre prévu de se revoir ce mercredi. Pour les autres dossiers (salaires minimums, fins de carrière, etc.), le gouvernement ne souhaite pas prendre la main, laissant les interlocuteurs sociaux tenter de trouver un accord. Histoire de montrer que la concertation sociale n’est pas morte...