Conjoncture

Il est inquiet, Olivier de Wasseige, patron de l'Union wallonne des Enreprises (UWE), parce que s'il se dit viscéralement attaché à la communication, à la coopération et à la concertation sociale, ces derniers mois ont ébranlé ses convictions. « On normalise des faits illégaux. Personne ne s'est offusqué, le 14 décembre, qu'on badigeonne la façade de la fédération des Entreprises de Belgique (FEB). C'est pourtant inadmissible. De même, lors des manifestations des gilets jaunes, quelques-uns bloquaient l'accès à des entreprises, aux grandes surfaces… Mais il est de la prérogative des bourgmestres d'assurer la libre circulation des personnes et le droit au travail ». Le train est lancé. Les relances ne sont pas nécessaires. L'homme est convaincu que l’État de droit est de moins en moins respecté. Ce qui le perturbe donc, parce que cela bouscule ses prérequis et ses convictions.