Maintenant que la vie économique reprend peu à peu ses droits, de nombreuses entreprises flamandes souhaitent embaucher de nouveaux collaborateurs, mais trouver du personnel adéquat est un véritable défi. C'est ce qu'a montré jeudi une enquête menée auprès de 600 entreprises flamandes membres de Voka. 

L'organisation patronale appelle donc les gouvernements à mettre en œuvre une politique de dynamisation et les réformes nécessaires du marché du travail pour chaque région. Un peu plus de la moitié des entreprises interrogées indiquent que l'impact de la crise sur leur entreprise sera terminé avant la fin de cette année. Toutefois, deux entreprises sur trois cherchant à recruter éprouvent plus de difficultés que d'habitude à trouver du personnel adéquat. Dans les grandes entreprises (plus de 250 employés), c'est même trois sur quatre. Les entreprises s'attendent à ce que la pénurie de personnel entraîne une diminution du chiffre d'affaires et une perte de croissance potentielle.

Voka demande donc à la Flandre de continuer à investir dans la formation et l'éducation et de travailler sur une prime à l'emploi. Au niveau fédéral, selon l'organisation patronale, il convient de travailler à l'assouplissement du statut du travail, des horaires de travail et des congés, et de s'attaquer à la réinsertion des malades de longue durée. Voka estime également que chaque région devrait disposer "des outils nécessaires pour intervenir de manière personnalisée", car les taux d'emploi varient considérablement d'une région à l'autre.

Outre la pénurie de personnel, les entreprises doivent également faire face à des chaînes d'approvisionnement logistiques perturbées : 63 % des entreprises indiquent qu'elles ont des problèmes d'approvisionnement. La principale raison des problèmes de la chaîne d'approvisionnement est la pénurie de fournisseurs due à la crise du coronavirus.