Pieter Timmermans était l'invité ce mardi matin de la Première. L'occasion pour lui d'aborder les autotests à disposition pour les entreprises. Selon l'administrateur délégué de la Fédération des entreprises, cette initiative est une bonne nouvelle. "Indéniablement, il s'agit d'une solution qui s'ajoute à ce qui existe déjà. C'est une arme en plus pour combattre les foyers de contamination. Cela pourrait permettre de rassurer les travailleurs et les collaborateurs. Surtout, on pourrait détecter des foyers et agir en conséquence en cas de problème."

Souvent identifié comme principal foyer de contamination, le travail en entreprise est souvent pointé du doigt. Une affirmation réfutée par Timmermans. "Le télétravail est respecté. À mon sens, nous sommes pointés du doigt par erreur car les chiffres le démontrent. S’il y a un foyer, nous devons nous prévenir et agir. Mais nous sommes au même niveau de télétravail qu’il y a un an lors du premier confinement" a-t-il affirmé.

Vraie idée ou effet d'annonce ? 

Depuis ce lundi, chaque travailleur doit encoder via l’ONSS les fonctions qui ne permettent pas le télétravail. Vraie idée pour contrer le Covid ou effet d’annonce? "C’est de la paperasserie inutile" assène-t-il. "Et cela n’aura aucun impact sur le télétravail en tant que tel. Finalement, on contrôle les travailleurs qui respectent les règles une fois par mois. Heureusement, c’est un outil léger. Mais d’un point de vue stratégique, cela ne changera rien."

Ce lundi, une grève nationale a éclaté avec la CSC et la FGTB en tête de file. En cause: les deux syndicats refusent de plafonner l'augmentation des salaires à 0,4% (en plus de l’indexation automatique des salaires) pour les deux prochaines années. Les organisations de travailleurs considèrent cette recommandation du Conseil central de l’Économie comme une "aumône".

"Je suis très étonné de cette attitude" a expliqué Pieter Timmermans. "Le 25 février, nous avons écrit une lettre au groupe des 10. Elle expliquait que pour 95% des entreprises en difficulté, nous respecterons la loi de 96. Avec une décroissance de 6,5%, ce sont ces entreprises qu’il faut absolument aider. Car sans cela, le chômage va augmenter drastiquement et cela aura un impact dramatique sur le marché du travail. Pour les entreprises qui ont passé la crise sans encombre, des primes existent. C'est une stratégie logique car nous aidons les entreprises en difficulté. Et nous remercions celles qui ont tenu bon grâce à des aides" a-t-il expliqué.