"Nous avons observé un plus grand impact sur les chômeurs temporaires de longue durée, tels que les travailleurs du secteur de l'horeca ou de l'événementiel", explique le chercheur Stijn Van Houtven. Selon l'étude réalisée sur la base des chiffres de l'Onem (les indépendants n'y sont cependant pas inclus), 65 % des travailleurs n'ont pas souffert de la crise. Et pour ceux qui ont été touchés, le choc a été en partie absorbé par la sécurité sociale. "La perte de revenus disponibles pour ce groupe a été réduite à 3 %. C'est grâce à une sécurité sociale forte", ajoute le chercheur.

Cette perte de 3 % est toutefois très inégalement répartie entre les différents secteurs d'activités, poursuit l'étude. Un impact majeur a été mesuré pour les chômeurs temporaires de longue durée, principalement dans les secteurs de l'horeca et de l'événementiel. "Pour le groupe de travailleurs en chômage temporaire depuis plus de 156 jours, il s'agit d'une perte de revenus de 10 à 11 % en moyenne", détaille Stijn Van Houtven.

Pertes de 30 % sur les flexi-jobs

L'étude s'est également intéressée aux contrats atypiques comme les flexi-jobs, pas toujours couverts socialement. Certains travailleurs ont alors subi une perte de revenus de près de 30 %.

La prime supplémentaire pour les chômeurs temporaires de longue durée, prévue par le gouvernement l'année dernière, semble par ailleurs avoir atteint son public-cible mais l'étude se demande si elle est suffisamment importante. "La prime était nécessaire, mais n'a atténué la forte baisse des revenus que dans une mesure limitée."