Les initiatives des secteurs encore à l'arrêt se multiplient à l'approche du comité de concertation de ce mercredi 14 avril. C'est notamment le cas de celui de l'horeca, au sens très large du terme. Ce sont en effet huit d'associations (HoReCa Wallonie, Horeca Bruxelles et Horeca Vlaanderen, les Brasseurs Belges, la Fevia, la FeBeD, Vinum&Spiritus, la FIEB/VIWF) qui unissent leurs forces derrière un même slogan : "Un café fermé peut aussi vous faire passer une nuit blanche".

"Avec la campagne, les initiateurs tirent la sonnette d’alarme et indiquent aussi comment le secteur horeca peut faire partie de la solution à cette pandémie. Les nombreux rassemblements incontrôlés de ces dernières semaines ont ainsi démontré que le bien-être mental de la population est mis sous pression après 6 mois de confinement", soulignent les organismes. "La réouverture de l’horeca (à l’intérieur/à l’extérieur) peut offrir un environnement de détente sécurisé et relaxant dont les citoyens ont tant besoin pour se rencontrer de manière organisée et sûre, tout en respectant toutes les règles en vigueur."

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La solution, pas le problème

Le secteur le répète : il veut faire partie de la solution, et ne représente pas un problème dans l'équation. "De précédents chiffres de Graydon, il ressort qu’un café sur cinq qui était financièrement sain avant la crise, se trouve maintenant en zone de risque financier. Pour l’ensemble des cafés et restaurants, cela représente 61 % qui étaient en bonne santé avant la crise et qui sont maintenant en grande difficulté. Toute la chaîne, des brasseurs et fournisseurs aux propriétaires, serveurs et étudiants, a été lourdement touchée. Une réouverture sûre de l’horeca à partir du 1er mai est donc essentielle non seulement pour sauver notre économie et le bien-être mental des Belges, mais aussi pour éviter les rassemblements incontrôlés et dangereux, et enfin pour maintenir la pandémie sous contrôle."