La reprise économique sera toutefois inégale selon les secteurs, les pays et les niveaux de revenus. PwC s'attend également à ce que l'année 2021 donne une véritable impulsion écologique. Par exemple, la valeur des obligations vertes émises dépassera pour la première fois la barre des 500 milliards de dollars en 2021.

Croissance du PIB belge de 4 %

La croissance économique mondiale devrait atteindre 5 % en 2021. En Belgique, la croissance du PIB devrait être d’environ 4 %.

Les trois à six prochains mois resteront néanmoins difficiles. La production de certaines économies avancées pourrait même se contracter à nouveau au premier trimestre. La croissance économique mondiale devrait donc s’accélérer au second semestre, lorsque les principales économies avancées auront vacciné au moins deux tiers de leur population.

Dans des économies telles que le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Allemagne, un niveau de production en croissance, mais plus faible devrait entraîner une hausse du taux de chômage.

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Pour Axel Smits, président de PwC Belgique : "Le fait que l’économie mondiale dans son ensemble soit susceptible de revenir à ses niveaux d’avant la crise d’ici la fin de 2021 ou le début de 2022 est une bonne nouvelle. Il importe pourtant de rappeler qu’une économie qui fonctionne bien repose sur la confiance dans les autorités publiques, les entreprises et nos institutions. La Covid-19 a mis à rude épreuve la capacité d’adaptation des entreprises, des gouvernements et de toute notre société. Il sera donc crucial de réfléchir à la manière dont nous pouvons reconstruire notre société et la parer pour le futur en tirant bien les leçons de l’année écoulée. Ce n’est qu’en acceptant que le monde sera différent après la Covid-19 qu’un large éventail d’opportunités s’offrira à nous pour embrasser ce nouveau contexte ».

L’impulsion verte

Par ailleurs, l’environnement sera un axe important en 2021 et se profile déjà comme une opportunité pour accélérer la transition des entreprises et des politiques vers le "zéro émission". Les obligations vertes, utilisées pour financer directement des projets environnementaux, représentent actuellement moins de 5 % du marché mondial des titres à revenu fixe. En 2021, le total des émissions d’obligations vertes augmentera de plus de 40 % pour franchir pour la première fois le cap des 500 milliards de dollars. L’appétit des investisseurs pour les fonds environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) continuera, en outre, à croître et pourrait représenter, selon le rapport, jusqu’à 57 % du total des fonds d’investissement européens d’ici à 2025.

Au niveau mondial, l’étude indique que la production d’électricité à partir de sources renouvelables d’énergie continue à gagner en importance. La capacité de production d’énergie solaire photovoltaïque (PV) est susceptible de croître à un rythme rapide grâce à l’augmentation des capacités dans l’UE, en Inde et en Chine. Si les tendances actuelles se poursuivent, la capacité photovoltaïque solaire devrait dépasser celle du gaz naturel en 2023 et du charbon en 2024 dans le mix énergétique mondial.

"En 2021, les principaux blocs commerciaux, dont les États-Unis, la Chine et l’UE, connaîtront des changements majeurs en matière d’investissements et de politiques écologiques, conclut Axel Smits, président de PwC Belgique. La décision du président américain Joe Biden, peu après son investiture, de réintégrer l’accord de Paris sur le climat, a été la plus révélatrice. Dès que la propagation du virus sera sous contrôle, l’attention des décideurs politiques devra rapidement se concentrer sur une croissance durable et inclusive, avec une attention particulière pour l’emploi et la relance de l’économie verte. Les entreprises ne doivent pas attendre plus longtemps et peuvent déjà commencer à planifier à la fois leur croissance et leurs investissements".