Le secteur événementiel, et ses 29.020 emplois directs, à l'exclusion des travailleurs intérimaires, des emplois flexibles et des étudiants inhérents au secteur, est gravement touché, depuis le 13 mars, par les mesures de sécurité et de santé imposées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon Deloitte, 2.274 entreprises sont actives dans les sous-secteurs suivants: organisateurs, sites et lieux, fournisseurs techniques (podiums, son, vidéo, éclairage, ...), fournisseurs non techniques (mobilier, fleurs et plantes, ...), catering, artistes, freelances, agences événementielles et société "people" (hôtesses, serveurs, promos, ...). Ensemble, elles représentent un chiffre d'affaires estimé à 5,8 milliards d'euros.

"En tant que secteur, nous avons proposé des solutions créatives et innovantes pour organiser des événements tout en garantissant la santé et la sécurité des participants, mais la mesure imposant une participation maximale (200 personnes en salle et 400 en extérieur, NDLR) rend une exploitation économiquement rentable impossible. La viabilité économique de nos entreprises ne sera garantie que si des événements peuvent être organisés pour un public plus large", souligne Emile de Cartier, président de Confederation Events, qui demande des mesures de soutien supplémentaires.

Le bureau de conseil a par ailleurs estimé le montant consolidé des charges fixes (bâtiments, amortissements, intérêts, sécurité sociale, ...) à 1,3 milliard d'euros pour la période de mars à décembre 2020