La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, désormais à la tête de l'Organisation mondiale du commerce, rejoint le cercle restreint des femmes dirigeant des organisations internationales.

D'autres femmes sont également responsables d'institutions internationales. Christine Lagarde, par exemple, a pris officiellement la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) le 1er novembre 2019, ayant été nommée par le Conseil européen du 18 octobre 2019 pour un mandat de huit ans. Elle est première femme à prendre la présidence de l'institut depuis son lancement en 1998. Selon une étude de mars 2020 de l'OMFIF (Forum officiel des institutions monétaires et financières), seules 14 femmes dirigent des banques centrales, alors qu'il en existe 173.

Après Christine Lagarde, la Bulgare Kristalina Georgieva est la seconde femme à diriger le Fonds monétaire international (FMI), depuis sa nomination le 25 septembre 2019. Cette économiste de formation a effectué l'essentiel de sa carrière à la Banque mondiale, avant d'en devenir directrice générale en 2017.

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture, a été élue à l'automne 2017 directrice générale de l'Unesco. Elle est la deuxième femme à la tête de l'Unesco, après Irina Bokova à qui elle a succédé. En revanche, aucune femme n'a jamais dirigé l'ONU.

Succédant à la Canadienne Michaëlle Jean, la Rwandaise Louise Mushikiwabo a été nommée fin 2018 secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle était était ministre des Affaires étrangères du Rwanda depuis décembre 2009. Elle a pris officiellement ses fonctions à l'OIF le 3 janvier 2019.

L'Allemande Ursula von der Leyen a pris ses fonctions le 1er décembre 2019 comme présidente de la commission européenne. Elle est la première femme à la tête de cette institution. A la tête de l'armée allemande pendant près de six ans, elle fut un temps considérée comme la dauphine toute désignée de la chancelière Angela Merkel, qui l'avait nommée ministre dans chacun de ses quatre gouvernements de 2005 à 2019.

L'Ougandaise Winnie Byanyima a été nommée en août 2019 directrice exécutive de l'agence des Nations unies de lutte contre le sida (Onusida), et est entrée en fonction en novembre. Elle est la première femme nommée à la tête de cette organisation créée en 1995. Elle avait auparavant dirigé l'ONG Oxfam et été une des responsables du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

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