Les dépenses doivent, elles, être davantage ciblées en faveur des emplois de demain, estime l'institution de Washington dans son rapport sur la surveillance budgétaire publié dans le cadre de ses réunions d'automne qui se tiennent en virtuel.

Les gouvernements ont fait un effort financier sans précédent, injectant près de 12.000 milliards de dollars à l'économie mondiale au début de la pandémie.

Alors que les déficits des pays se sont fortement accrus, "beaucoup de pays doivent (désormais) faire plus avec moins, ce qui crée des contraintes budgétaires croissantes", souligne Vitor Gaspar, responsable des affaires budgétaires au FMI.

Dans un blog accompagnant le rapport, il estime que les décideurs politiques "devraient être plus sélectifs" en abandonnant "progressivement" le soutien aux emplois de secteurs anciens pour allouer les fonds à la formation afin de permettre aux chômeurs d'accéder aux emplois de demain.

En investissant dans des projets d'infrastructures plus respectueux de l'environnement, les gouvernements créeront les emplois en question.

Par ailleurs, "les gouvernements devraient (...) envisager des impôts plus élevés pour les ménages les plus aisés et les entreprises très rentables", estime Vitor Gaspar qui co-signe le texte avec son adjoint Paulo Medas et deux économistes du FMI, John Ralyea et Elif Ture.

Ces revenus supplémentaires contribueraient à payer des services essentiels, disent-ils, citant la santé, les filets de sécurité sociale "pendant une crise qui touche de manière disproportionnée les plus pauvres de la société".