Il est toujours difficile d'appréhender le phénomène du travail au noir. Mais un sondage de la Commission européenne en cerne les contours.

A l'occasion du lancement ce lundi de la campagne européenne de promotion du travail déclaré, EU4FairWork, la Commission européenne publie un sondage sur le travail au noir réalisé dans 25 Etats membres de l'UE.

Les résultats spécifiques à la Belgique, sur base des réponses données par 1000 personnes en septembre 2019, montrent que le travail au noir ne concernerait qu'une minorité de Belges.

Ils sont 83% à déclarer ne pas avoir payé, les 12 derniers mois, pour un produit ou un service issu du travail au noir.

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Les biens ou services achetés par les Belges qui pourraient être liés au travail non déclaré sont, pour 34%, des travaux de rénovation ou de réparation au domicile, et, à 18%, des travaux de jardinage.

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L'origine de ces biens ou services est, pour plus d'un tiers, des amis, collègues ou connaissances des répondants.

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Si les Belges achètent des marchandises ou services issus du travail au noir, c'est avant tout parce qu'ils sont moins chers (47%), ensuite pour rendre service à des proches (25%). Notons qu'un quart des répondants affirme ne pas avoir réalisé qu'il s'agissait de travail non déclaré.

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Quatre Belges sur dix déclarent connaître quelqu'un qui travaille au noir.

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Mais seulement 6% des sondés avouent avoir travaillé au noir les 12 derniers mois.

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Une immense majorité de répondants disent que leur employeur ne leur a jamais proposé, les 12 derniers mois, de payer leur salaire, tout ou en partie, en espèces et sans le déclarer.

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Huit Belges sur dix refuseraient de recevoir un paiement salarial non déclaré aux autorités.

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