Les habitants des dix-neuf pays de la zone ont utilisé l'an dernier des pièces et billets pour 73% de leurs achats de détail en volume, et pour 48% en valeur, détaille la BCE.

Dans une précédente étude réalisée en 2016, les chiffre étaient respectivement de 79% en termes du nombre de transactions et de 54% en valeur de ces transactions.

A mesure que la valeur de la transaction augmente, les cartes sont plus susceptibles d'être utilisées.

Ainsi, en 2019, les cartes de paiement ont totalisé 24% du nombre des transactions mais 41% de leur valeur.

Par ailleurs 4% des achats en valeur sont passés par un téléphone mobile ou un prélèvement automatique, contre moins d'1% en nombre, notamment parce que le paiement sans contact est encore indisponible dans certains pays, explique la BCE.

Côté nombre de transactions, les Espagnols (83%), Italiens (82%) et Allemands (77%) sont parmi les plus attachés à régler leurs achats en espèces, contre 59% des Français et 34% des Néerlandais.

En valeur, la part du cash présente des grands écarts entre pays, soit 66% en Espagne, 51% en Allemagne, 25% en France et 22% aux Pays-Bas.

Tout en voulant garantir l'accès aux espèces dans toute la zone euro, la BCE veut "promouvoir l'innovation en matière de paiements numériques", a déclaré Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, qui a rappelé les travaux menés "sur la possible émission d'un euro numérique".

La BCE planche sur un "euro numérique", qu'elle pourrait lancer courant 2021 comme une forme électronique de monnaie de banque centrale, existant parallèlement aux espèces.