Ils avaient arrêté le travail spontanément, lundi. Une rencontre avec la direction, mardi, n'a pas permis de trouver une solution à la pression qui épuise le personnel. "La pression est énorme", affirme Rudi Arnalsteen, secrétaire régional pour la l'ACOD Post (CGSP). "Les travailleurs doivent prester jusqu'à trois heures supplémentaires chaque jour pour parvenir à terminer leur ronde, et cela sans compensation. C'est épuisant. La crise du coronavirus a encore renforcé la pression. Des colis de plus en plus nombreux et de plus en plus volumineux sont commandés, ce qui rend le travail encore plus pénible."

Une discussion s'est tenue mardi entre la direction du centre de tri et les travailleurs, sans résultat. La direction propose d'embaucher des travailleurs temporaires, ce qui n'est pas une "solution structurelle", selon les syndicats.

Le directeur national du département du courrier devrait venir sur le site ce mercredi pour participer aux négociations. Pendant ce temps, la distribution du courrier dans la région de Beersel, dans la vallée de la Senne, est perturbée depuis trois jours.