Dans un peu plus d'une semaine, le coup d'envoi de l'Euro 2020 sera donné. Pour connaitre le sentiment des supporters sur les chances de leur équipe, ING a mené une vaste enquête durant le mois d'avril 2021. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que certains pays sont prêts à faire de sacrés sacrifices financiers pour voir leur nation triompher lors de la finale du 11 juillet.
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Ainsi, en moyenne, les Italiens seraient prêts à donner 528 euros pour une victoire de la Squadra Azzura. Un montant bien au-delà de la moyenne européenne, tout de même située à 209 euros. En Belgique, les supporters seraient prêts à donner 137 euros. Sur le long terme, ce sont les Turcs qui feraient les plus grands sacrifices : 54 % des sondés sont disposés à abandonner 1 % de leur revenu annuel en échange du titre européen. Ils sont talonnés par les Ukrainiens (50 %) et les Italiens (20 %). Chez nous, 12 % des 1 001 sondés accepteraient de faire ce choix.

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Le chauvinisme à la française

A ces montants viennent s'ajouter ceux liés à l'achat de produits dérivés. Ce sont cette fois les Français qui sont les plus disposés à ouvrir le portefeuille pour des maillots, casquettes et autres drapeaux, avec une moyenne de 99 euros par personne. En Belgique, le supporter moyen se limitera à 67 euros d'achats.

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Souvent brimés pour leur condescendance, les Français risquent d'ailleurs de faire perdurer la croyance après ce sondage d'ING. "C’est en France que le chauvinisme sportif semble être le plus important : plus d’un répondant français sur deux (56 %) pense que les Bleus remporteront l’Euro", précisent les auteurs. "En Belgique, seul un répondant sur trois (31 %) pense que les Diables Rouges peuvent l’emporter. En cas de défaite, les répondants belges souhaiteraient d’ailleurs que l’Allemagne remporte le titre (13 %) suivie par la France (10 %) et ensuite seulement des Pays-Bas (10 %)."

La productivité des travailleurs en danger

L'Euro c'est aussi, outre les matches des Diables Rouges, des dizaines de matches diffusés tout au long du mois de juin. De quoi distraire plus d'un travailleur... Si les Belges jugent que leur propre productivité n'en sera pas affectée (-1 %), ils redoutent en revanche l'effet sur leurs collègues, avec une baisse de productivité proche des 15 % ! 

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A l'inverse, pour les Espagnols ou les Ukrainiens, l'Euro permettra d'augmenter la productivité des travailleurs.