Fairebel, la marque de la coopérative, vend depuis une dizaine d'années des produits laitiers. Les éleveurs laitiers s'étaient à l'époque rassemblés, déterminés à garantir un prix juste pour chacun d'eux. Aujourd'hui, ce sont quelque 13 millions de litres de lait qui sont livrés chaque année aux supermarchés belges.

Faircoop se lance maintenant dans les fruits, attirant 25 cultivateurs. Selon le même critère équitable, des pommes et poires belges de la marque Fairebel sont disponibles dans les magasins Carrefour et quelques supermarchés locaux indépendants. La réaction timide du secteur de la distribution déçoit les responsables de Faircoop.

"Nous sommes complimentés pour le projet, mais finalement les supermarchés nous disent que ce n'est pas le bon moment. Quand alors?", s'interroge Xavier Laduron, responsable fruits chez Faircoop. Selon le président de la coopérative, Erwin Schöpges, certaines chaînes de supermarchés se limitent à de petites collaborations durables avec des agriculteurs du coin.

Les pommes et poires équitables sont plus chères pour le consommateur. "Ce sont les mêmes pommes, mais la grande différence est qu'elles sont équitables. Le commerce équitable belge a un prix. Nos coûts de production sont plus élevés qu'en Europe ou dans le reste du monde", explique M. Laduron. Deux kilos de fruits Fairebel sont vendus 5,99 euros chez Carrefour et un kilo 3,18 euros.

Après les produits laitiers et les fruits, Faircoop compte encore se lancer dans la viande. Une première échéance du 1er octobre n'a pas pu être respectée, mais la coopérative espère une concrétisation rapide car les agriculteurs ont du mal. Les prix sont en chute libre en raison de la fermeture des établissements horeca.