Les syndicats CSC et FGTB prévoient une grève nationale dans le secteur privé le 29 mars, a-t-on appris mercredi à bonne source. Les syndicats exigent que les secteurs en bonne santé malgré la crise puissent accorder des augmentations de salaire supérieures à 0,4%. Le syndicat libéral indique qu'il n'appelle pas à la grève mais qu'il mènera des actions de sensibilisation. Réunis au sein du Groupe des Dix, les partenaires sociaux négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé depuis janvier. Ces négociations sont cependant compliquées car les syndicats contestent la marge salariale plafonnée à 0,4% pour les deux prochaines années, tandis que le patronat fait valoir la faible marge de manœuvre en cette période de crise sanitaire et économique.

Les tentatives de dégager un accord ont échoué. L'échéance légale est fixée au 14 mars mais aucune nouvelle consultation n'est prévue pour le moment.

Les syndicats souhaitent surtout que la norme salariale ne soit qu'indicative, ce qui permettrait aux secteurs en bonne santé (le secteur pharmaceutique ou les supermarchés entre autres) de dépasser la norme salariale de 0,4%.

En cas d'échec définitif, le gouvernement fédéral devra reprendre la main.

Pour intensifier la pression, une grève nationale est prévue dans le secteur privé le 29 mars mais les syndicats ne l'ont pas encore officialisée. L'annonce pourrait tomber plus tard ce mercredi.

Dans des premières réactions, les organisations patronales ont partagé leur incompréhension face à cette décision. "Le summum de l'irréalité? Après le plus gros choc économique jamais connu de -6,5% du PIB, paralyser le pays car une augmentation des salaires de 3,2% est trop faible. Il faut le faire", écrit sur Twitter Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).