Selon un sondage réalisé par la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI auprès de ses membres commerçants, le bilan de la première semaine des soldes n'est pas réjouissant. Le secteur souffre à la fois des limitations liées au Covid-19, de la météo hivernale et d'une réduction des budgets de la clientèle.

Les 218 commerçants interrogés font état d'un début de soldes particulièrement décevant. La majorité des détaillants (69%) déplore en effet une baisse de chiffre d'affaires de l'ordre de 15 à 30% par rapport à un lancement de soldes "classique".

Les mesures liées à la crise sanitaire du Covid-19 sont le plus souvent incriminées, à savoir l’obligation de faire ses achats masqué, seul, dans des commerces à moitié vides et dans un délai de 30 minutes. "Pour la clientèle, ces mesures dissuasives ont littéralement anéanti tout le plaisir de faire son shopping !", s'exclame Daniel Cauwel, président du SDI et membre de la Chambre des classes moyennes du conseil économique et social bruxellois.

Pour 57 % des commerçants, les soldes ne sauveront pas la saison

Alors que le premier weekend des soldes est généralement révélateur de la réussite ou de l'échec de l'ensemble de la période, ce samedi n'a pas non plus attiré la grande foule.

Conséquence, 57% des commerçants estiment aujourd'hui que les soldes ne sauveront pas leur saison. Pour 28% d'entre eux, la perspective de la faillite reste même présente. "Il apparaît chaque jour plus clair que la crise économique majeure qui touche notre commerce de proximité n'est pas près de se résorber", assène Daniel Cauwel.

Dans ces conditions, le SDI estime que la prolongation des soldes pendant la première quinzaine de février serait la bienvenue pour permettre aux commerçants de dégager les liquidités indispensables à leur survie économique.

Parallèlement, la fédération patronale réclame avec force le maintien et l’intensification des aides financières en faveur des acteurs économiques les plus touchés, et notamment des secteurs qui restent encore fermés, sous peine de voir notre environnement devenir prochainement un immense "désert économique"...