"C'est assez fascinant, en fait, quand vous regardez ces pays qui ont été dirigés par des femmes, le chemin qu'elles ont pris, les politiques qu'elles ont adoptées et le style de communication qui était en jeu était assez étonnant", a affirmé la Française dans une interview en ligne donnée au Washington Post.

"J'ai appris que les femmes ont tendance à faire un meilleur travail", a-t-elle ajouté.

Mme Lagarde a ainsi pris pour exemple la chancelière allemande Angela Merkel dont le pays, avec à peine plus de 9.000 décès, a été l'un des moins touchés en Europe et où la crise a été gérée de manière efficace.

Mme Merkel "a partagé de manière très transparente les chiffres des données, les victimes, le taux de contamination, etc. et c'est devenu très rapidement, une sorte de lingua franca commune permettant aux gens de comprendre les éléments scientifiques et pourquoi certaines mesures restrictives étaient nécessaires comme le port des masques, le confinement et le respect des distances sociales", a-t-elle déclaré.

Et d'ajouter au sujet de l'Allemagne: "cela semble avoir bien fonctionné" en comparaison d'autres pays européens.

Elle a également loué la gestion des dirigeantes de Taïwan (et sa présidente Tsai Ing-wen), de Nouvelle-Zélande (avec sa Première ministre Jacinda Ardern) et de Belgique (et sa Première ministre Sophie Wilmès), qui ont "bien communiqué" durant la crise.

"Diriger, c'est inspirer. Il s'agit d'être à la fois responsable et redevable. Il s'agit aussi de se soucier des autres. Je pense que la dimension de la bienveillance est quelque chose qu'elles ont réussi à bien exprimer", a ajouté Mme Lagarde.