L'indice composite IHS Markit de l'activité globale est ainsi passé de 53,8 en avril à 57,1 en mai, à son plus haut niveau depuis février 2018. L'indice, qui témoigne d'une expansion de l'activité économique quand il est supérieur à 50 et d'une contraction quand il est inférieur à ce nombre, est en hausse depuis trois mois. Le redressement de l'indice a principalement reflété une nette accélération de la croissance dans le secteur des services, où l'activité a progressé pour un deuxième mois consécutif en mai, dans un contexte d'allègement des restrictions sanitaires.

L'indice PMI Composite a atteint son plus haut historique en Irlande (63,5), un plus haut de 174 mois en Espagne (59,2), un plus haut de 39 mois en Italie (55,7) et un plus haut de 10 mois en France (57,0) notamment.

"La reprise du secteur des services s'étant accompagnée d'une expansion marquée du secteur manufacturier, le PIB devrait croître fortement au deuxième trimestre 2021. En outre, la hausse record du volume des affaires en attente, conjuguée au nouvel assouplissement des restrictions sanitaires attendu dans les prochains mois, laisse présager une croissance encore plus impressionnante au troisième trimestre", commente Chris Williamson, économiste en chef à IHS Markit.

Un bémol, à ce tableau, toutefois : "les contraintes de capacité pesant sur l'économie -tant en termes de pénuries de produits chez les fournisseurs que de difficultés à recruter le personnel nécessaire pour faire face à l'essor de la demande- sont une source croissante d'inquiétude, en raison notamment des très fortes tensions inflationnistes qu'elles occasionnent."

"Si ces dernières devraient s'apaiser à mesure que les conditions de l'offre s'améliorent, elles risquent toutefois de se maintenir dans les mois à venir, notamment si les pénuries de main-d'œuvre devaient se traduire par une hausse des salaires", avertit l'économiste.