Aucun doute, les élections présidentielles américaines sont bonnes pour les investisseurs à long terme

Alors que la course à la Maison-Blanche bat son plein, les candidats attirent l’attention sur les défis auxquels est confrontée la nation – de l’instabilité économique à l’immigration. Opinion.

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Une opinion de Martyn Hole, Investment Director chez Capital Group.

Alors que la course à la Maison-Blanche bat son plein, les candidats attirent l’attention sur les défis auxquels est confrontée la nation – de l’instabilité économique à l’immigration.

Toutefois, même si l’on pourrait croire que nous traversons une période des plus agitées, les événements tumultueux ont toujours fait partie des enjeux des élections présidentielles américaines.

Pas besoin de remonter bien loin pour s’en convaincre : prenons l’année 1968. Le candidat républicain Richard Nixon et le candidat démocrate Hubert Humphrey s’affrontent dans la course au Bureau ovale sur fond de violentes manifestations contre la guerre du Vietnam, d’émeutes raciales et des assassinats de Robert F. Kennedy et Martin Luther King Jr.

Pas moins de 40 ans plus tard, lors des élections de 2008, alors que Barack Obama et John McCain s’affrontent, les États-Unis sont touchés par la pire crise économique depuis la Grande Dépression.

Avec tous ces discours de campagne négatifs qui mettent en évidence les défis auxquels fait face le pays, il n’est pas étonnant que les investisseurs gagnent en nervosité à l’approche des élections.

La clé pour bien investir en des temps comme ceux-là ? Maintenir le cap, fonder sa stratégie sur une vision à long terme et ne pas tenter d’anticiper les fluctuations du marché.

Quel est le meilleur parti pour les marchés : les Républicains ou les Démocrates ?

Pour faire court : aucun des deux. Le succès des investissements dépend davantage de la vigueur de l’économie américaine que du parti qui occupe la Maison-Blanche. Quel que soit le résultat des élections, nous pensons que l’impact sur les marchés sera à peu près le même.

Prenons la performance historique de l’indice Standard and Poor’s 500 au cours des huit dernières décennies. Pour 17 des 18 années d’élection présidentielle, un investissement hypothétique de 10 000 USD réalisé dans cet indice en début d’année électorale aurait été plus rentable sur 10 ans.