ING, vos réactions: "Dégoûté!", "Notre faute!", "Triste", "Le politique doit cesser de mentir"

ING et Record Bank viennent d'annoncer un plan de restructuration massif entrainant la possible perte de 3.158 emplois. Suite à ce nouveau séisme social, LaLibre.be vous a donné la parole. Voici une sélection des nombreuses réactions reçues:

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ING, vos réactions: "Dégoûté!", "Notre faute!", "Triste", "Le politique doit cesser de mentir"
©Belga

ING et Record Bank viennent d'annoncer un plan de restructuration massif entrainant la possible perte de 3.158 emplois. C'est donc un nouveau séisme social que la Belgique est en train de vivre aujourd'hui, quelques semaines seulement après l'annonce de la fermeture de l'usine de Caterpillar à Gosselies.

LaLibre.be vous a donné la parole. Voici une sélection des nombreuses réactions reçues:

"Ceci me semble la conséquence d'une évolution dont nous sommes tous à l'origine: nous utilisons internet pour nos activités bancaires et nous rendons de moins en moins dans les agences. Il est hypocrite de lever les bras au ciel et d'accuser une direction qui ne fait que s'adapter à l'évolution du marché: c'est son rôle. J'entends déjà certains politiciens parler d'abaisser l’âge de la prépension pour le personnel ING (Milquet ce matin), comme pour Caterpillar. Je trouve qu'il s'agit d'une attitude scandaleuse, en ce sens qu'il n'y a aucune raison objective de privilégier du personnel de grands groupes par rapport à du personnel de petites sociétés vivant les mêmes drames, mais sans médiatisation." Jean-Paul, 68 ans.

"L'État devrait profiter de sa position d'actionnaire unique de Belfius pour s'impliquer davantage et en faire une vraie banque publique, source de bénéfices pour l'État et d'éthique pour le citoyen. Cela donnerait une alternative à tous les Belges qui sont écœurés par le comportement des banques privées dont ils sont les clients forcés." Jonathan, 30 ans.

"Je suis dégouté par le cynisme des banques, je clôture mes comptes chez ING de ce pas." Kris, 40 ans.

"Le politique doit cesser de mentir, notre économie est aux mains des étrangers. Nous avons perdu le secteur financier, de l'énergie et même de la distribution..." Gilbert, 68 ans.

"C’est dramatique, surtout dans une entreprise qui fait des bénéfices, mais dont les services à la clientèle sont de moins en moins performants laissant trop de place à l’informatique." Marie-Cécile, 72 ans.

"C'est triste. Les actionnaires brisent des vies. On parle de digitalisation pour justifier cela sans tenir compte de l'humain." Chris, 32 ans.

"Cela est à placer dans un contexte de digitalisation de l'économie tertiaire (70% de notre économie) dans son ensemble dans un contexte où les incitants et les déductions fiscales sont encore basés sur un modèle de structure économique obsolète. A quoi bon offrir des cadeaux fiscaux indécents aux grandes entreprises alors que les structures économiques du futur seront marquées par la disparition de ces grandes entreprises. Beaucoup trop d'argent public a été jeté, et continue de l'être, par les fenêtres ces dix dernières années. On n'élit pas des représentants politiques pour organiser des manifestations de soutien aux travailleurs quand le drame social a eu lieu. On les mandate pour qu'ils préparent notre pays aux défis auxquels il fera face et pour qu'ils donnent les outils nécessaires aux travailleurs et aux entreprises pour y trouver une bonne place." Sébastien, 35 ans.

"Lors de la crise de 2008, on a reproché aux banques de perdre de l'argent. Faut-il leur reprocher aujourd'hui de faire le nécessaire pour en gagner?" Alain, 72 ans.

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