Au moment de regarder en arrière, 2020 va rester comme une année de chamboulements.

Certaines choses vont revenir "à la normale", mais un grand nombre d’aspects de notre vie auront connu un shift, un déplacement, un décalage.

Le télétravail massif, qui a été une mesure sanitaire d’urgence, va rester sans doute en partie dans toute une série de secteurs. Ce shift entraîne par effet de bord une série d’autres changements : politique de mobilité repensée, "voiture-salaire" moins centrale, etc.

La multiplication des calls, zoom, ou teams, aura également un impact sur les voyages d’affaires, qui vont sembler moins indispensables.

Les relations entre collègues ont subi également une forme d’"aplatissement : on enfile les réunions "fonctionnelles" et on n’a plus ce temps "à la machine à café"", si futile, et pourtant tellement indispensable.

De nouveaux modes relationnels, hiérarchiques, d’animation sont à inventer.

Au niveau social, tous nos mécanismes de solidarité sont à revoir, en profondeur : ne plus laisser des individus au bord du chemin.

Face à tous ces changements, l’" esprit start-up" peut contribuer un certain nombre d’attitudes : un entrepreneur est "naturellement" équipé pour naviguer dans des eaux incertaines, pour être à l’écoute des besoins émergents du marché, pivoter, s’adapter.

Voilà un shift d’attitude qui gagnerait à être adopté par des pans de plus en plus larges de la société.

On le voit : c’est toute une série de petits shifts qui vont affecter des pans entiers de nos existences. Ensemble, ces petits shifts vont former le big shift d’une année 2021 qui sera sans aucun doute différente.