Entrepreneurs en transition #5 : Une tribu de 1 000 convaincus

Un projet pourrait émerger et survivre si la personne à son origine parvenait à créer une tribu de 1 000 convaincus… Une chronique de Roald Sieberath, multi-entrepreneur, coach de start-up et responsable de l’Accélérateur Transition pour LeanSquare, professeur invité à l’UCLouvain et à l’UNamur.

Contribution externe
Roald Sieberath.
Roald Sieberath. ©D.R.

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Steve Blank, professeur invité à Stanford et l'un des papes de l'approche lean startup, le disait avec humour : "Une start-up en démarrage, c'est une affaire de foi." Initialement, la croyance du ou des fondateurs, qui ont vu (ou cru voir) un autre futur possible. Qui ont échafaudé des hypothèses sur cette base, qui ont fait des plans, conçu une offre.

Après un certain temps (que l’on encourage à être relativement court, pour ne pas se lancer dans de grandes élaborations "en chambre"), l’entrepreneur va aller à la rencontre de ses premiers contacts, clients potentiels de son produit ou service. On entre dans la première boucle d’une série de validations, qui devront devenir de plus en plus concrètes, au fil du temps.

Les premiers convaincus sont souvent un tout petit noyau de proches, qu'il s'agit de faire grandir au fil des semaines ou des mois. Tant que l'on est seulement au stade des idées, des présentations, on ne peut espérer obtenir qu'un paper fit : ça peut marcher… sur papier !

Feedbacks

C'est déjà utile et précieux, surtout d'écouter les feedbacks positifs et négatifs, mais ça ne remplace pas l'expérimentation réelle, qui viendra plus tard, avec un MVP (Minimum Viable Product).

Cette étape de conviction vise à "propager sa foi", d’une certaine manière : partager ses convictions, pour un monde en mieux, à petite ou grande échelle, et voir qui y réagit positivement.

Le gourou du marketing Seth Godin a affirmé dans son livre Tribes qu'un projet pouvait émerger et survivre si quelqu'un parvenait à créer ainsi une tribu de 1 000 convaincus…

La capacité à le faire, surtout quand le produit n’existe pas ou peu, va dépendre d’une poignée de facteurs : le charisme du fondateur, à quel point sa vision répond à une aspiration du public, sa capacité à utiliser les canaux contemporains (vidéos, réseaux sociaux…) pour assembler sa tribu.

Dans un monde à la recherche de sens, on relèvera également l'importance du Why, cher à Simon Sinek, qui affirme : "Les gens n'achètent pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites."