Budget wallon : que faut-il retenir ?

Le budget du gouvernement wallon a été voté sans trop de difficultés. Un exercice responsable mais peu ambitieux, d'après Bruno Wattenbergh. Chronique.

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Le défi était de taille pour le gouvernement wallon mais, dès l'ouverture de la séance, Elio Di Rupo, le ministre-président wallon (PS), annonce la couleur : "Nous avons réussi à maîtriser le budget tout en apportant une réponse à la crise énergétique, dans une dynamique générale avec l'Union européenne et le niveau fédéral" , a-t-il annoncé en guise d'introduction, avant de poursuivre: "Nous avons connu le Covid, les inondations et la guerre, ce qui a coûté une dizaine de milliards d'euros, nous avons donc dû maîtriser l'évolution du déficit de la dette."

Les finances de la Région wallonne ne sont pas au beau fixe. Le covid et les inondations ont largement plombé le budget des années précédentes. Résultat : la dette wallonne s'élève à 230% du PIB, ce qui est gigantesque, et l'équilibre budgétaire est reporté à 2024. Mais le gouvernement fait des efforts puisque le gouvernement wallon réalise 150 millions d’€ d’économies structurelles en 2022 et 250 millions d’euros en 2023.

Pour 2023, le gouvernement wallon a annoncé une série de mesures :

  • Pour les entreprises et les indépendants des aides directes et des garanties, facilités de paiement et prêts bonifiés.

  • L'indexation des fameux APE ; des aides directes aux institutions d'aide et de soins ; des aides mobilité pour les aides familiales et ménagères

  • Et puis une mesure qui a fait beaucoup couler d'encre, la non-indexation des loyers des passoires énergétiques

  • La réforme et augmentation des primes énergie ; le soutien à l'accès à la propriété ;

  • Les aides aux entreprises et à l'emploi seront aussi réformées pour éviter les effets d'aubaine.

  • Le doublement de la prime pour la formation des demandeurs d'emploi

  • Et enfin, on touche à la marche au plan de relance