Quelles conséquences du plafonnement des prix du pétrole russe ?

La chronique de Bruno Wattenbergh, éditorialiste économique pour LN24.

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Un plafonnement du prix du pétrole russe a été fixé à 60 dollars le baril vendredi dernier, pour le pétrole transporté par voie maritime. L’Europe et les sept plus grandes économies du monde vont donc interdire aux assureurs et aux transporteurs d'assurer ou d'affréter un tanker si le pétrole transporté dépasse le plafond des 60 dollars.

Cet accord est important car l’Europe, mais aussi le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ont déjà décrété un embargo total du pétrole russe qui doit rentrer en vigueur ce 5 décembre.

Or, la Russie s’est déjà tournée vers d'autres grands pays pour écouler son pétrole, comme la Chine ou l'Inde.

D'autre part, il faut rassurer les Belges : il ne risque pas d’y avoir de pénurie. Les raffineries belges ont le temps d’anticiper d’éventuels problèmes d’approvisionnement.

Enfin, une tension sur les prix reste possible car la Russie va refuser de vendre aux pays de l'Opep+. Il y a toutefois bien d’autres raisons pour que les prix du pétrole augmentent dans les prochains mois.