Libre Eco week-end |

Quand on a 25 ans, on pense que son meilleur atout professionnel, c’est son diplôme tout frais, comme un sésame pour le monde économique. Après quelques années et reality-checks, on a compris la grande importance d’avoir la bonne attitude, la bonne éthique de travail (si on a la chance d’être dans une boîte méritocratique, qui promeut les meilleurs selon leurs qualités). L’attitude construit la confiance, permet les promotions, les responsabilités. Encore plus tard, on est souvent amené à être une interface de l’entreprise avec l’extérieur. De manière plutôt formelle, en réunions, ou de manière moins formelle en événements collectifs… et en réseautage.

Depuis toujours, il existe des organisations qui remplissent cette fonction cruciale de réseautage, avec des tonalités diverses : depuis les CCI (Chambres de Commerce et Industrie), en passant par les associations professionnelles par métier, "service clubs" (du Rotary au Cercle Gaulois), et autres APM (en plus petit comité, insistant sur la formation), YPO, etc.

Mettre les entrepreneurs au centre

Pour les entrepreneurs, on aura retenu l’adage de Brad Feld dans Startup Communities : il est important de mettre les entrepreneurs au centre, que ça ne devienne pas un réseau de métiers de services aux entrepreneurs (avocats, comptables, etc.). Les startuppers s’accommodent aussi plus volontiers de quelque chose d’informel : un simple groupe Facebook, ou Whatsapp, peut parfois suffire à agréger des entrepreneurs autour d’un sujet donné.

Et pourtant, en cette période Covid-19, où les interactions face à face sont réduites à quasi rien, il est plus que jamais crucial de réinventer le networking. De raviver des réseaux existants, en les faisant passer à l’ère des visioconférences.

Et cette crise est certainement l’occasion de tisser de nouveaux réseaux, pour adresser les défis qu’elle contient (durabilité, etc.) ; et en tirant parti de cet aspect "virtuel" (des orateurs lointains peuvent devenir accessibles, à portée de Zoom…). Et en inventant le "petit grain" qui permet de retrouver en partie la chaleur humaine que l’on n’a plus dans les interactions présentielles. Continuons à réseauter, plus que jamais !