CO-ENTREPRENEUR CAFÉ #20 | L’impératif le plus central, c'est l'innovation. Auparavant, ça semblait cantonné à quelques grandes entreprises disposant de leurs labos de R&D. Désormais, toute entreprise est invitée à innover, même les plus petites.

– Chronique de Roald Sieberath, multi-entrepreneur, coach de start-up et venture partner pour LeanSquare, directeur de AI Black Belt, professeur invité à l’UCL et à l’UNamur

J’assistais mercredi à l’assemblée générale de l’UWE à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve. Au fil des discours, des témoignages d’entrepreneurs, se dégagent des messages clés, qui indiquent que l’entreprise de demain sera bien différente de celle d’il y a 20 ans… et que la mutation est en cours.

L’impératif le plus central était "innovation". Auparavant, ça semblait cantonné à quelques grandes entreprises disposant de leurs labos de R&D. Désormais, il semble compris que toute entreprise est invitée à innover, même les plus petites (ça peut se faire par l’innovation de business model, un de mes dadas depuis 2010, et le sujet de mon cours à l’UNamur, dans les traces de Yves Pigneur et son Business Model Canvas ).

Des entreprises, comme Tilman, EyeD Pharma, Alpha Innovations, ont témoigné de leurs démarches d’innovation, souvent soutenues par des aides comme celles de la DGO6.

L’innovation technologique de rupture est exemplifiée par Benoît Deper, fondateur de AeroSpaceLab : son projet de lancer une constellation de nano-satellites, inspiré par son expérience américaine à la NASA en Silicon Valley, l’a propulsé en moins de deux ans (et avec 11 millions levés), comme LA société en Europe capable de jouer sur cet enjeu mondial, au carrefour de l’aérospatial, de la donnée, de l’intelligence artificielle.

Juste derrière l’innovation arrive l’enjeu de la transition écologique et de l’économie circulaire. Trop longtemps, l’environnement était le grand absent de nos calculs économiques.

Plus présent que jamais, entre autres par la voix du président Jacques Crahay, il reçoit l’aval du ministre-président , et le soutien d’acteurs comme la coalition Kaya , et The Shift , et des actions comme le Green Deal .

Là aussi, il s’agit d’un mouvement qui peut toucher chaque entreprise, chaque entrepreneur. Salvatore Ianello, le CEO du chocolatier Galler, m’expliquait comment ils ont repensé fondamentalement ce métier "classique" pour l’orienter sur de telles valeurs fortes, et éminemment dans l’air du temps.

Au final, les conclusions de l’administrateur-délégué Olivier de Wasseige rassemblent et donnent la direction. L’UWE va continuer à équilibrer ces trois piliers : le souci écologique, la rentabilité économique, l’équilibre social.

Avec l’ambition de "donner un nouveau visage à la Wallonie", d’après les mots du ministre-président.