Un édito de Pierre-François Lovens.

Voici un an, le 2 février 2018, "La Libre" publiait un supplément de 32 pages sous le titre "Ce que l’intelligence artificielle va changer dans votre vie". Nous avions alors fait le choix du pragmatisme afin de démystifier deux initiales (IA) qui, depuis le regain d’intérêt autour d’une appellation bien mal choisie ("intelligence superficielle" aurait sans doute mieux convenu), ont surtout généré de l’inquiétude et des fantasmes.

Le dossier que nous vous proposons ce samedi dans le supplément La Libre Entreprise et sur LaLibre.be persiste dans la même voie : montrer, par l’exemple, ce que l’IA et les différentes technologies qui y sont associées peuvent apporter, de concret et positif, à Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Nous avons même poussé la logique jusqu’à nous intéresser à ce qui se fait actuellement en Belgique. Avouons-le : notre pays n’est pas franchement aux avant-postes en matière de recherche et de mises en œuvre d’applications IA. Est-ce grave ? Est-il déjà trop tard pour monter à bord du train ? Quel impact la "petite" Belgique peut-elle avoir face aux géants américain, chinois ou même anglais et français ? Non, il n’est pas encore trop tard. Les champs d’exploration restent immenses et la Belgique aurait tort de ne pas jouer sa carte dans des domaines comme la santé, la logistique, etc.

Les pouvoirs publics ont un rôle majeur à jouer dans la dynamique en train de se mettre en place. À cet égard, il devient urgent de définir une stratégie "nationale" - le mot est utilisé à dessein - dans laquelle le fédéral, les Régions, le monde de l’éducation et de la formation, les chercheurs, les entrepreneurs et les citoyens puissent s’inscrire sans crainte, ni naïveté, mais avec détermination et ambition.

Ce dossier est à découvrir ce samedi dans La Libre Entreprise et sur LaLibre.be !