À l’heure actuelle, la performance d’une entreprise ne peut plus se limiter aux indicateurs financiers. Pour continuer à répondre aux besoins actuels sans pour autant compromettre la capacité de l’entreprise à répondre aux besoins qui apparaîtront dans le futur, il est désormais indispensable de s’inscrire dans la voie de la transition durable.

Mais, alors que l’Onu exhorte le secteur privé à ajuster ses stratégies pour faire progresser les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 (17 ODD), pourquoi certaines entreprises hésitent-elles encore à se mettre en mouvement ? Si, pour certaines, un des freins majeurs s’explique par le manque de conscience de la nécessité de changer couplé à une méconnaissance des enjeux, pour d’autres force est de constater qu’il n’est pas toujours évident de traduire la volonté d’agir en actions concrètes. Nombre de dirigeants souhaitent avancer, mais ne savent pas toujours par où commencer et comment donner vie à cette transition durable en proposant des solutions adaptées à leur entreprise.

Trois axes à la base d’une approche durable

C’est pour accompagner les dirigeants dans cette démarche que des outils de diagnostic de la durabilité des entreprises tel que l’Impact Wheel proposé par Engine peuvent être utiles afin d’amorcer la réflexion. L’enjeu étant d’analyser l’entreprise au travers des trois axes à la base d’une approche durable, à savoir : l’économique, le social et l’environnemental. Plus concrètement, l’analyse de ces trois axes s’appuie sur une série de facteurs qui ont pour objectif d’accompagner les dirigeants dans l’identification de pistes d’actions concrètes en vue d’accélérer la transition durable de leur entreprise de manière cohérente et intégrée.

- Les facteurs environnementaux ont pour objectif de réfléchir à la manière dont les entreprises peuvent limiter leur empreinte sur la planète en préservant les écosystèmes et les ressources naturelles sur le long terme. Ils visent entre autres la consommation de ressources naturelles (eau, bois, etc.), le recours à l’économie circulaire (valorisation des déchets), la contribution à la biodiversité (respect des écosystèmes) ou encore la neutralité carbone (réduction des émissions de CO2 et/ou compensation).

- Les facteurs sociaux visent à garantir à tous les membres de la société un accès aux ressources et services de base en vue de réduire les inégalités et maintenir la cohésion sociale. Dans un contexte organisationnel, ils se traduisent par des questions relatives au droit de la personne (liberté, respect, dignité), bien-être tant interne (politique de mobilité, conditions de travail, formation, etc.) qu’externe (dialogue social), à l’inclusion (respect des minorités, représentativité, etc.) et de manière plus générale aux comportements qui respectent le principe de Fairness (juste prix, équité, justice).

- Enfin, nous retrouvons les facteurs économiques qui encouragent les entreprises à penser leur système économique de manière à ce que la croissance et l’efficacité ne se fassent pas au détriment de l’environnement et du social. Pour se faire, la viabilité durable de l’entreprise passe par des réflexions relatives à sa connaissance du marché, sa santé financière, la maîtrise de ses ressources, l’intégration dans son écosystème ainsi que sa capacité d’innovation.

Une démarche globale et inclusive

Autant de facteurs qui méritent de s’y intéresser et surtout de les aborder dans une démarche globale et inclusive. Le tout étant de se projeter et d’accepter d’initier le changement. Les dirigeants ont un rôle crucial à jouer pour mobiliser et engager leurs employés dans cette transition, en commençant par les conscientiser sur le fait que le risque réside dans l’immobilisme. Pour cause, comme le mentionne Romain Garry, "ce qui nous est connu est suffisamment inquiétant pour que nous puissions accepter de courir le risque de l’inconnu."