La seconde vague de Covid fait des ravages au niveau économique, avec bien plus de difficultés pour les petits commerces, l’Horeca ou le tourisme, où les entreprises qui ont résisté à la première vague grâce à leurs réserves financières, risquent de ne pas passer le cap de la seconde vague, qui a cassé leur élan à partir du mois de mai. Les chiffres relatifs à la confiance des consommateurs sont édifiants partout où la deuxième vague frappe.

Confiance des consommateurs en fort recul

Là où le moral des patrons d’entreprise s’est amélioré, c’est souvent parce que les gouvernements ont confirmé une partie des mesures de soutien : interdiction d’être mis en faillite, report des charges, chômage économique, etc …. Il n’en va manifestement pas de même pour les particuliers, dont le moral semble avoir été rudement touché depuis la fin de l’été, quand de nombreuses mesures restrictives ont été prises pour lutter contre la seconde vague de la crise sanitaire.

La plupart des pays européens ont à présent publié leurs chiffres de confiance pour le mois d’octobre et le constat est sans appel : la confiance est repartie à la baisse et est bien loin des niveaux qui prévalaient en 2019 dans la plupart des pays. Par comparaison, la détérioration est moins évidente pour les patrons d’entreprises, sans doute en partie parce que ce ne sont peut-être pas ceux des secteurs les plus touchés qui sont interrogés dans ces sondages : les grosses industries continuent de tourner, il y a moins de télétravail qu’en avril, les écoles tournent, mais pour les petits commerces, c’est évidemment une autre histoire.

En attendant, le mal est fait car dans la plupart des pays développés, la consommation privée représente souvent les 2/3 du PIB. Sans confiance en l’avenir et avec le manque de perspectives qui caractérise la période actuelle, il ne saurait y avoir d’amélioration significative de l’activité économique : peur de perdre son emploi, malaise évident de la jeunesse, qu’elle soit aux études ou qu’elle vienne d’en sortir, impossibilité de faire des projets de vacances, de réserver un voyage ou même de planifier un réveillon de Noël. Sans même évoquer les restaurants et les bars, fermés jusqu’à nouvel ordre.

La seconde vague a détruit nos perspectives

A cet égard, la deuxième vague de Covid semble donc plus dangereuse que la première, car elle a « noyé » nos perspectives et nous a fait comprendre que le monde d’après serait bien différent du monde d’avant. Nous l’avons déjà évoqué précédemment, les banques sont aussi devenues plus prudentes dans leurs octrois de crédit car la déferlante de faillites doit encore commencer, ce qui pourrait également impliquer des retournements de tendance dans les secteurs qui avaient le mieux résisté à la première vague : l’immobilier pourrait être un bel exemple. Dans plusieurs pays d’Europe, on note déjà quelques changements : moins de transactions, des prix qui ne montent plus ou qui baissent, des propriétaires confrontés à l’incapacité de leur locataire de payer, quelques décisions de justice allant dans ce sens ….

L’avenir s’est assombri avec la seconde vague, et il nous reste à espérer que l’arrivée imminente d’un vaccin change rapidement la donne, sinon, 2021 risque d’en décevoir plus d’un.