Comeos présente un plan pour doper le commerce en ligne en Belgique : "Il peut jouer un rôle majeur dans la relance de l'économie"

Pour la fédération Comeos, la Belgique doit mettre en place une feuille de route solide pour tirer également profit de la hausse du commerce en ligne.

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La Libre Eco avec Belga

La fédération professionnelle Comeos a déposé mercredi sur la table du gouvernement son plan directeur pour donner un coup de turbo au commerce électronique belge. "Nous avons tous les atouts pour développer pleinement le commerce numérique en Belgique. Avec ce plan, nous donnons une impulsion majeure au secteur et à l'emploi", soutient Dominique Michel, CEO de la fédération du commerce et des services. Au cours des cinq dernières années, le commerce en ligne a doublé en Belgique. Cette transformation était déjà en cours, mais la crise du coronavirus lui a donné un coup d'accélérateur. L'année dernière, le nombre de Belges ayant acheté en ligne a augmenté de 12 %. Jamais auparavant cette augmentation n'avait été aussi élevée. Le commerce devient à la fois physique et (de plus en plus) numérique, analyse l'organisation.

Créer de l'emploi en Belgique

Une évolution qui est irréversible, souligne Comeos, et ce sont les grands acteurs étrangers qui enregistrent actuellement la plus grande croissance. C'est pourquoi, selon la fédération professionnelle, il est nécessaire d'élaborer un plan directeur ambitieux pour le commerce numérique. "Un plan qui renforcera durablement les commerçants, les collaborateurs des magasins et l'environnement du commerce de détail de demain", peut-on y lire.

Comeos a déjà élaboré douze propositions de politiques qu'il a présentées au gouvernement. La fédération souligne qu'avec ces propositions, 22 500 nouveaux emplois pourraient être créés en Belgique d'ici 2025. "De cette manière, le commerce peut jouer un rôle majeur dans la relance de l'économie nationale et locale", affirme-t-elle.

L'une des propositions consiste à réduire la charge sur les bas et moyens salaires. "Les gouvernements précédents se sont efforcés de réduire les coûts de la main-d'œuvre et de les contrôler, afin de les aligner davantage sur ceux des pays voisins. Cela a été un succès pour les salaires les plus élevés, mais pas pour les salaires les plus bas", analyse Comeos. "C'est pourquoi aujourd'hui, un ingénieur ne coûte pas tellement plus cher en Belgique que dans les pays voisins, mais une caissière ou un logisticien est jusqu'à un quart plus cher ici."

Revoir les horaires

En outre, la fédération du commerce et des services souhaite que le travail du soir et du dimanche soit simplifié, car plus de la moitié des commandes de commerce électronique sont effectuées après 18 heures. "Les heures de travail en Belgique sont très strictement réglementées. Dans le magasin du futur, il devrait cependant être possible d'avoir des heures d'ouverture plus longues (par exemple jusqu'à 22 heures) et d'organiser le 'click & collect' en dehors des heures de bureau", peut-on lire dans sa déclaration.

Comeos propose de commencer à travailler la nuit à partir de minuit au lieu de 20 heures et de prévoir une convention collective spécifique au commerce électronique afin que le travail du soir ou du dimanche soit automatiquement inclus dans les règles de travail. En outre, faire du shopping en soirée devrait également être autorisé afin de mieux servir les consommateurs, en permettant l'ouverture des magasins non alimentaires jusqu'à 22 heures (au lieu de 20 heures).