La banque N26 veut "accompagner ses clients pour mieux saisir la logique des cryptos"

La banque mobile veut jouer un rôle d’accompagnement pour ses clients qui seraient 200 000 en Belgique.

N26 se positionne comme “la banque du quotidien”, mais le quotidien de celui qui est dans l’air du temps.
N26 se positionne comme “la banque du quotidien”, mais le quotidien de celui qui est dans l’air du temps. ©BELGA

On sait que le marché bancaire belge n’est pas facile à conquérir pour les fintech en raison d’une offre numérique déjà très en pointe. Certaines d’entre elles disent néanmoins arriver à prendre une (petite) part de marché. C’est le cas de la banque mobile N26.

"Nous sommes fiers de dépasser les 200 000 clients en Belgique. C'est une vraie étape pour nous. N26 est capable d'être rentable sur certains marchés comme la Belgique et la France", nous explique Jérémie Rosselli, le general manager pour la France et le Benelux. Mais quand on l'interroge sur les chiffres par pays, il répond que c'est une donnée qui n'est pas rendue publique. Reste donc à attendre les chiffres consolidés de l'exercice 2021 qui tardent à sortir.

"Nous n'avons pas encore de date de publication pour le moment", explique laconiquement le service de communication.

Service payant

Jusqu'à maintenant, le développement en Belgique s'est "quasiment fait par le bouche-à-oreille, ce qui démontre notre capacité d'innovation", poursuit Jérémie Rosselli.

Une des principales innovations fut lancée début 2020. Elle donne la possibilité de créer à partir d’un compte, des sous-comptes partageables avec d’autres utilisateurs. Ces espaces partagés peuvent notamment être utiles dans le cadre du travail où des collègues de bureau décident de mutualiser la machine à café ou les budgets cadeaux.

On y a accès uniquement par des comptes payants qui sont plus chers que les tarifs standards dans les banques traditionnelles. C’est 4,90 euros par mois pour le compte N26 Smart et 16,90 euros pour le compte premium N26 avec une carte métallique.

Sur les 200 000 clients belges, N26 affiche une moyenne de 17 transactions effectuées par mois et par client pour un volume moyen de transactions par mois qui dépasse les 1 100 euros par client. Depuis janvier 2020, plus de la moitié des clients a choisi le service payant.

"Beaucoup de clients souscrivent aux offres payantes. C'est une des principales sources de revenus", poursuit Jérémie Rosselli.

Dans l’air du temps

Depuis ses débuts, N26 se positionne comme "la banque du quotidien". Le quotidien de celui qui est dans l'air du temps. C'est ainsi qu'elle développe "tout ce qui est abonnement à Netflix et Uber". Elle veut aussi se lancer sur les incontournables cryptomonnaies malgré la sévère correction qu'elles subissent depuis quelques mois. "On veut permettre aux clients d'accéder au monde des cryptomonnaies. Beaucoup de gens s'y intéressent, mais ce n'est pas si facile de bien les comprendre. Le but est d'accompagner les clients pour mieux saisir la logique des cryptos", explique Timothée Lenoir, responsable des relations publiques chez N26 France et Benelux. Il est du reste convaincu que cette offre "d'accompagnement" n'est pas uniquement destinée aux jeunes. "C'est comme pour le monde numérique. Cela n'a plus trop de sens de réfléchir en termes de génération. Je refuse même de le faire", commente-t-il.

"Erreur d’algorithme"

Maintenant que les taux remontent, N26 qui bénéficie d'une licence bancaire, pourrait aussi se lancer dans l'activité plus traditionnelle de crédit. "On sait qu'on a une position assez forte", affirme Jérémie Rosselli, qui reste néanmoins assez flou sur la stratégie mise en place sur ce front.

Les derniers mois ont aussi été marqués par les comptes bloqués de "quelques dizaines de clients" en Belgique en avril suite à "une erreur d'algorithme". "Tout est rentré dans l'ordre et les quelques dizaines de clients belges concernés ont tous vu leur situation résolue, soit en récupérant leur solde, soit en rouvrant leur compte quand ils le souhaitaient", précise Timothée Lenoir. Et de rappeler qu'un "post LinkedIn posté quelques jours après l'incident expliquait notre erreur".