"Les attaques informatiques sont plus rapides et plus sophistiquées" : la Maison Blanche organise un sommet international pour les contrer

La Maison Blanche organise un sommet international sur les ransomwares et y invite des acteurs privés, comme Microsoft et Siemens.

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La Maison Blanche organise un sommet international pour lutter contre les attaques informatiques qui sont de plus en plus sophistiquées. ©Epa

La Maison Blanche accueille lundi et mardi le second sommet international organisé par l'administration Biden sur les "rançongiciels", auquel participeront 36 pays et l'Union européenne.

Alors que la réunion avait eu lieu sous un format virtuel l'an dernier, les débats se tiendront cette fois en personne à Washington, a fait savoir une haute responsable de l'administration américaine lors d'un entretien avec des journalistes.

"Faire face aux ransomwares est de plus en plus difficile"

Faire face aux "ransomwares", ces attaques informatiques qui paralysent des entreprises ou des services publics, et qui sont liées à des demandes de rançon le plus souvent en bitcoins, "est de plus en plus difficile", a reconnu cette source, qui n'a pas souhaité être citée. "Le rythme et le degré de sophistication de ces attaques augmente plus vite que notre résilience et nos efforts pour les perturber", a-t-elle aussi indiqué.

La haute responsable a donné l'exemple d'une attaque toute récente contre le district scolaire de Los Angeles, le plus grand des Etats-Unis, suite à laquelle des données confidentielles ont été divulguées par les cybercriminels. Elle a aussi évoqué les nombreuses attaques au rançongiciel contre des hôpitaux dans le monde entier, ainsi que contre des Etats ou des administrations locales, prenant l'exemple de celles subies cette année par le Costa Rica ou par la ville de Palerme dans le sud de l'Italie.

Microsoft, Siemens et Tata sont invités aux discussions

La principale nouveauté par rapport à 2021 sera la participation d'entreprises, telles que le géant américain Microsoft, le groupe allemand Siemens ou encore le conglomérat indien Tata.

"Nous avons invité le secteur privé à nous rejoindre pour une discussion parce que nous savons (que les entreprises) ont de la visibilité sur la menace, les acteurs, les réseaux utilisés, et sur la meilleure manière de contrer ces menaces", a dit la haute responsable. "Ce n'est que le début", a-t-elle assuré, ajoutant que l'objectif était d'impliquer d'autres entreprises à l'avenir.