Le 22 mars dernier, un tribunal américain a certifié une action collective envers la firme au sujet de son modèle de portable de 2016 avec clavier papillon, dont le design le rendait trop fragile à l'emploi. Aujourd'hui, c'est à nouveau le MacBook Pro de 2016 qui est concerné. En revanche, ce n’est plus le clavier qui est en cause, mais l’écran.

Un juge de la cour de Californie du Nord, Edward Davilla, vient d'estimer qu'Apple a vendu des ordinateurs aux câbles défectueux tout en les sachant défectueux, selon le site d'actualités juridiques Law360. Après avoir acheté leur MacBook Pro, quelques personnes s'étaient rendu compte qu'au bout d'un certain temps, une partie du bas de leur écran connaissait des problèmes d'éclairage. Surnommé «flexgate», le défaut empirait alors jusqu'à ce que l'écran lâche complètement. Le problème provenait en fait du câble interne chargé d'alimenter l'écran, qui était trop court.

Une correction discrète

Au lieu d'aider la clientèle à qui elle avait vendu des ordinateurs défectueux, Apple a préféré procéder à une correction discrète du problème. Celle-ci aurait modifié le câble en l'allongeant de deux millimètres pour les nouveaux appareils. Ce n'est qu'en mai 2019, après une pétition signée par des dizaines de milliers de personnes qu'Apple a fini par offrir une réparation gratuite des ordinateurs endommagés.

Une nouvelle action ?

Selon le juge Edward Davila, le problème dit du “flexgate” était connu d’Apple. “Le tribunal estime que les allégations de tests préalables à la mise en vente, associées aux allégations de plaintes substantielles de clients, suffisent à montrer qu'Apple avait une connaissance exclusive du présumé défaut”.

Apple pourrait donc se retrouver devant les tribunaux. L’affaire n’est pas encore officiellement une action collective, mais pourrait le devenir. Le juge Davila a en tout cas demandé aux plaignants du recours collectif précédent de soumettre une nouvelle plainte.