Dès ce jeudi, les publicités "politiques, électorales et sur des sujets sociaux" sont de nouveau acceptées, a annoncé le groupe californien Facebook.

"Nous avions mis en place cette interdiction après le scrutin de novembre pour éviter la confusion ou les abus" pendant le décompte des voix, rappelle Facebook dans un communiqué.

La période s'est révélée aussi chaotique que le réseau social et de nombreux observateurs le craignaient.

L'ancien président américain et nombre de ses supporteurs ont propagé de fausses accusations de fraude électorale, qui ont culminé avec les émeutes du 6 janvier, quand des centaines de manifestants ont envahi le Capitole pour tenter d'empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

Les publicités à caractère politique devront néanmoins toujours être vérifiées et comporter des messages indiquant qu'elles sont "payées par" telle personne ou telle organisation. Facebook conserve toutes les annonces dans des archives accessibles en ligne pour les chercheurs qui désirent les voir.

Réduction de la visibilité des contenus politiques

Le réseau social, qui a fait savoir récemment son intention de réduire la visibilité des contenus politiques en général, et de se recentrer sur les interactions familiales, amicales ou commerciales, envisage aussi "d'examiner dans les prochains mois comment ces pubs fonctionnent sur le service pour voir si de nouveaux changements sont nécessaires".

Google, le leader de la publicité numérique juste devant Facebook, a aussi ré-autorisé les annonces politiques le mois dernier.


Les deux plateformes se sont également purgées de nombreux comptes extrémistes ou conspirationnistes qui avaient enfreint de façon répétée les règles sur l'incitation à la violence ou la désinformation.

Donald Trump lui-même a été évincé de façon permanente de Twitter, et le conseil de surveillance de Facebook doit bientôt rendre sa décision quant à l'avenir du profil du milliardaire républicain sur le réseau social dominant. Il est pour l'instant suspendu indéfiniment.