Digital Selon une enquête menée au Royaume-Uni, ils abandonneraient la plateforme si des spots entrecoupaient les programmes.

Fameux casse-tête financier en vue pour les dirigeants de Netflix. Les pertes cumulées atteignent la barre astronomique des dix milliards de dollars, elles devraient encore augmenter de trois milliards cette année, la concurrence de Disney, WarnerMedia et NBCUniversal ne devrait rien arranger, et toute hausse de prix soulève des vagues d’indignation.

Alors, pour résoudre la quadrature du cercle, au mois d’août dernier, la plateforme avait expérimenté une forme très douce de promotion vantant ses programmes entre deux épisodes d’une série, par exemple. Énorme levée de boucliers, dans le monde entier. Le "test" a donc rapidement été abandonné.

Une étude menée au Royaume-Uni par la société de marketing Audience Project révèle en effet à quel point les souscripteurs y sont allergiques. "La majorité (57 %) des abonnés britanniques arrêterait de regarder Netflix si elle introduisait des publicités, et même en cas de diminution du prix de l’abonnement, la perte resterait très significative (42 %)", précise le rapport.

Rien ne prouve, bien évidemment, que partout dans le monde, les résultats seraient identiques. Mais alors que la guerre des plateformes ne fait que débuter, Netflix ne peut prendre le risque de voir la moitié de ses 148 millions d’abonnés l’abandonner. Ce n’est donc pas demain la veille que la "réclame" y aura droit de cité.